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Prélèvements à la source ?

Edito - 4 septembre 2018

Ce « machin » qui nous est aujourd’hui imposé n’est que le reflet d’une tendance très lourde et lointaine qui, années après années fait naître en nous le sentiment qu’un étau, inexorablement, se resserre.

Disons-le tout net, on baptise « réforme », comme pour mieux la faire accepter, ce qui n’est en fait qu’un tour de passe-passe idéologique dont le but n’est qu’individualiser un peu plus notre société.


Dans la réalité, ce sont une fois de plus les familles qui sont attaquées, comme elles le sont depuis près de trente ans sur tous les sujets :

  • 1/2 part supprimée des veufs et veuves,
  • baisse continue voire suppression des allocations familiales,
  • effondrement du plafond du quotient familial sensé assurer l’égalité devant la loi des charges fiscales

La liste est longue et parfois cachée dans les détails.

Cette prétendue réforme est une fumisterie et un manque de respect pour nous-même et ce pour plusieurs raisons :

  • Si l’objectif recherché était de simplifier la perception de l’impôt, il suffisait d’imposer à tous la mensualisation déjà acceptée par la plupart de nos concitoyens, preuve de leur capacité à se gérer eux-mêmes. Aucun  Seigneur d’alors ne prélevait sa dîme avant la récolte, le Moyen-Age était plus logique et respectueux de ses sujets que notre État.
  • Ce prélèvement à la source est limité et ne concerne pas les revenus non récurrents, de plus en plus nombreux à mesure que nous nous dirigeons vers une société d’entrepreneurs.
  • Dans de nombreux cas, en raison d’une formule de calcul du taux de prélèvement à la source conduisant à le maximiser, le contribuable fera une fois de plus l’avance de trésorerie à l’État.
  • C’est à l’État de faire son travail, pas aux entreprises et aux corps intermédiaires de le faire à sa place, sauf à admettre une diminution drastique du nombre des agents de l’État.
  • Enfin, nous sommes légitimement en colère face à un État qui donne indirectement aux contribuables une leçon de gestion. Nous pourrions presque en rire si la situation n’était pas si grave.

 

La vérité est que nous devrions plutôt nous interroger, et L’État faire son examen de conscience de son côté, sur la source de ces prélèvements !

Comme toujours L’État impécunieux, avec la complicité presque totale du monde médiatique, tente de nous faire croire que cette « pseudo modernité » effacera les problèmes.


De notre côté, et à titre pédagogique, pourquoi ne pas proposer un prélèvement annuel et à la source de 10% du budget de dépenses de l’État, en vue de le restituer en premier lieu à ses créanciers, puis aux sujets que nous sommes, sauf à considérer que nous appartenons définitivement à la race des « contribuables objets », objets de prélèvements.

Nous ne sommes pas naïfs et restons très vigilants sur tous les sujets brûlants qui apparaissent ici ou là en cette rentrée que nous vous souhaitons pleine d’espoir.

 

Jacques Riché

4 septembre 2018


 

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